Faire appel d'un jugement du tribunal administratif
Le jugement ne vous donne pas raison : deux mois pour faire appel, un avocat désormais obligatoire, et des litiges où l'appel n'existe pas — il ne reste alors que la cassation.
Vous pouvez agirles moments où un tiers peut peser
met en œuvreJuger les litiges avec l'administrationUn refus de permis, une décision de la mairie ou de la préfecture se conteste devant ce juge — puis en appel, puis en cassation.
fait intervenirLa cour administrative d'appelRéexamine les jugements des tribunaux administratifs, dont ceux rendus sur les autorisations d'urbanisme, avant un éventuel pourvoi au Conseil d'État.
fait intervenirLe Conseil d'ÉtatDeux fonctions à la fois : conseil juridique obligatoire du Gouvernement sur les projets de loi et d'ordonnance, et juge suprême de l'ordre administratif.
fait intervenirLe tribunal administratifJuge les litiges entre les particuliers et l'administration, dont les recours contre les autorisations d'urbanisme.
ouvert àVousHabitant, contribuable, électeur, usager, riverain : selon le rouage, vous n'avez pas les mêmes prises.
Où pouvez-vous agir
Le même en tableau
Fenêtres d’intervention
Ce que vous pouvez faire
Jusqu’à quand
Auprès de
Difficulté
Piège fréquent
Lire la notification du jugement jusqu'au bout
Dès réception — c'est elle qui fait courir le délai
Personne : elle accompagne le jugement
Facile, sans formalisme
Elle indique le délai et la juridiction d'appel. Un délai plus court que deux mois ne vous est opposable que si elle le mentionne.
Prendre un avocat avant l'échéance
Tôt dans les deux mois : l'avocat doit avoir le temps d'écrire
Un avocat inscrit à un barreau
Demande un peu de méthode
Devant la cour, l'avocat est obligatoire même là où l'on plaidait seul devant le tribunal. Un appel déposé sans lui est irrecevable, et le délai, lui, continue de courir.
Se pourvoir en cassation
Deux mois à compter de la notification de l'arrêt, ou du jugement quand l'appel est fermé
Un avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation
Difficile à mener seul
Ce n'est pas un troisième procès : les faits ne sont plus discutés. Et le pourvoi ne suspend pas la décision attaquée — il faut demander à part qu'il soit sursis à son exécution.
La procédure, étape par étape
Le même en tableau
Étapes de la procédure
N°
Qui
Fait quoi
Délai
1
Le tribunal administratif
Notification du jugement C'est la notification, et non l'audience ou la lecture du jugement, qui fait courir le délai d'appel. Si un délai plus court que deux mois s'applique à votre litige, la notification doit le dire ; faute de le mentionner, vous gardez deux mois.
—
2
Vous
Vérifier que l'appel est ouvert Certains litiges sont jugés en premier et dernier ressort : le tribunal est alors le seul juge du fond, et seule la cassation reste possible. C'est le cas, pour les recours introduits jusqu'au 31 décembre 2027, des recours contre un permis de construire de plus de deux logements situé en zone tendue — les agglomérations où l'offre de logements manque.
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3
La cour administrative d'appel
Appel devant la cour administrative d'appel La requête d'appel doit être présentée par un avocat, à peine d'irrecevabilité — y compris contre un jugement rendu sur un recours pour excès de pouvoir, où l'on pouvait plaider seul devant le tribunal. Les exceptions sont étroites, comme les contraventions de grande voirie.
2 mois (délai maximum prévu par les textes)
4
Le Conseil d'État
Pourvoi en cassation devant le Conseil d'État Étape conditionnelle. Le Conseil d'État ne rejuge pas les faits : il vérifie que le droit a été correctement appliqué. Le pourvoi exige un avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation, et passe d'abord une procédure d'admission qui écarte ceux qui ne reposent sur aucun moyen sérieux. Deux mois à compter de la notification, trois depuis l'outre-mer, quatre depuis l'étranger.